Nous entamons notre retour progressif vers Buenos Aires, théâtre de la fin de nos aventures autour du monde. Nous
décidons de passer par la côte, afin de récupérer les derniers rayons du soleil avant un retour dans la fraîcheur parisienne.
Quelques nuits à Puerto Madryn sont indispensables pour pouvoir profiter de la diversité de la faune dans la région de la péninsule Valdes. En sortant du car nous sommes agréablement surpris par
la chaleur retrouvée après deux semaines passées dans le froid. C'est d'ailleurs là que nous quittons Stan et Thibault, qui sont assez dégoûtés d'ailleurs !
On se fait direct une après midi plage. Ca fait un bien fou ! Le bronzage revient vite pour Fred et Yoyo, alors que Louis-Marie apprend à ses dépens que la couche d’ozone est très mince en
Patagonie… son magnifique coup de soleil a perturbé son plan de bronzage pour les jours suivants…
Puerto Madryn est réputé pour la faune se trouvant à ses alentours. Baleines, dauphins, éléphants de mer, loups de mer, pingouins, autruches, tatoos…
Revenons d’abord sur les pingouins. A une centaine de km de la ville, il existe un domaine entièrement et exclusivement colonisé par des centaines de milliers de pingouins !!! Nous ne pouvons évidemment pas rater ça. Direction Avis pour louer une voiture que nous partageons avec une italienne et un anglais. La voiture est une véritable épave : pare-brise éclaté, portes ne s’ouvrant pas de l’intérieur pour certaines, pneus mal gonflés, ceintures inexistantes à l’arrière… que du bonheur !
Et pour couronner le tout, nous sommes partis confiants, c'est-à-dire sans faire le plein, en étant persuadé de trouver de l’essence en arrivant sur ce haut lieu touristique de la péninsule… Il
n’en est évidemment rien ! Pas de station service… rien du tout !! En plus, nous nous sommes trompé de route à un moment, ce qui nous a valu 1 heure de détour sur un chemin défoncé, en
terre, à peine praticable pour notre voiture… si on peut appeler ça une voiture !!
Le paysage est quand même assez sympa.
On se retrouve donc à sec, après 4 heures de route pour trouver un endroit qui n’est qu’à 2 heures de notre point de départ… On rencontre finalement des locaux qui nous disent que la station
la plus proche est à 60 km, encore plus loin que notre bonne vieille plage aux pingouins…
Grosse frayeur. Nous avons vraiment failli tomber en panne au beau milieu de nulle part. La jauge était vide, le voyant s’est allumé dans un premier temps et s’est affolé dans un second. 5km de plus et c’était la panne sèche !! On se dit que les frayeurs de la journée sont finies, mais il n’en est rien !
Arrivés à la station, le pompiste nous annonce la bonne nouvelle du jour : il y a très peu d’essence, il faut rationner pour tout le monde. Pas plus de 50 pesos par véhicule… Oulaaaaaaaaaaaaaaaa, ça se complique… Avec ça, nous pourrons aller jusqu’à la plage de Punta Tombo, mais pas revenir vers la station la plus proche… bon, on verra le moment venu, pour l’instant direction les pingouins, on a déjà assez perdu de temps comme ça.
On arrive enfin, et là, nous nous disons que ça en valait la peine. 500 000 pingouins environ se dandinent sur une
plaine et sur la plage.
Il y en a partout !
Ils fonts des petits trous pour nidifier, alors on voit parfois des petites têtes dépasser du sol.
Et voici maintenant la minute culture, info insolite, info qui sert à rien : Saviez-vous que nos amis les pingouins sont monogames ? En effet, ils restent toute leur vie avec le même
partenaire. Ils sont trop mignons ces pingouins !! Des vrais cœurs d’artichauts !!!
Dans le parc, il est évidement interdit de déranger la tranquillité de ces petites bestioles à la démarche si marrante ; il est même obligatoire de leur laisser la priorité lorsqu’ils
traversent les sentiers !!
Retour a Puerto Madryn avec plein de photos et d’excellents souvenirs. D’ailleurs, le retour a été aussi mouvementé qu’à l’aller : nous avons essayer de nous faire prêter de l’essence venant
des réservoirs de voitures de touristes en aspirant avec un tuyau (sans grand succès, à cause de la protection anti-vol. En revanche, on a bu la tasse !!), nous avons roulé très doucement
pour ne pas trop consommer, le voyant lumineux s’est encore emballé, et nous avons encore eu énormément de chance, en arrivant à la station essence sur le fil… OUF !!
Le lendemain, nous relouons la voiture en prenant des précautions cette fois-ci. Le plein étant fait, nous partons à la conquête de la péninsule Valdès, connue pour sa faune diversifiée.
Pas de baleine pour nous cette fois ci en raison de la saison.
Cependant nous avons pu profité de tout le
reste :
- Loups de mer
- éléphants de mer, qui ne font que lezarder !
- Autruches,
- Renard gris
- Tatoos,
- Sortes de vigognes,
Nous partons ensuite direction Necochea, station balnéaire située à 10 heures de Buenos Aires. La, deux jours de purs farniente avec un soleil de plomb, et une plage relativement
sympa.
Et voila enfin la dernière ligne droite. Buenos Aires, acte II ! Dernière occasion de faire quelques achats, de se reposer, de faire un peu la fête, de se gaver de bife de chorizo ou de lomo, de se préparer au retour en France.
Bon, on ne va pas faire 10 000 sentiments, on ne va pas non plus vous dire ce qu’on a préféré ou détesté, car il faudrait prendre pas mal de recul pour mieux en parler. Cependant, nous retiendrons tous les trois des moments magiques, des fous rire, des galères, des rencontres, des lieux mythiques, et surtout, ces 5 mois et 10 jours passés tous les trois, FredYoStan.
Cette expérience inoubliable est née d’un projet commun, d’un rêve commun, d’une amitié commune. Autant d’éléments qui ont été mis à l’épreuve durant le voyage, mais dont l’aboutissement ne se caractérise que par un mot : réussite. Notre voyage, lui, peut être raconté avec un nombre incalculable de superlatifs, les mêmes que vous avez pu lire tout au long de nos aventures.
Bilan chiffré :
11, c’est le nombre de pays dans lesquels nous sommes entrés,
33, c’est le nombre de tampons/visas qui ont été apposés dans notre passeport (un peu plus pour Stan et ses aller-retour en France !)
300, c’est le nombre d’heures passées dans les bus
8, c’est le nombre d’amis qui nous ont rejoint ou que nous avons rejoint durant notre voyage,
12, c’est le nombre de moyens de locomotion différents que nous avons emprunté (avion, train, bateau, voiture, quad, vélo, cheval, hélicoptère, buggy, moto, camping-car, tuk-tuk…)
De la Chine à la thailande,


Du Laos au Vietnam,


De l'Australie à la Nouvelle Zélande,

De l’île de Pâques au Pérou,


De la Bolivie au Chili,
De l'Uruguay à l'Argentine,
Vous avez découvert les aventures de trois potes partis en rêvant et revenus éveillés…
Merci d'avoir suivi nos aventures ! A très bientôt !!